‘’Le FEMUA célèbre sa dixième édition qui se veut exceptionnelle et festive avec beaucoup de projets qui l’accompagnent comme d’habitude.  On va essayer de donner un FEMUA nettement supérieur aux autres. C’est la fin d’un cycle et le démarrage d’un nouveau cycle’’, a expliqué A’Salfo, le Commissaire de ce festival, ajoutant que ‘’beaucoup d’aspects vont être pris en compte’’.

A propos du thème de cette édition, il indiqué que ‘’le réchauffement climatique est un fait auquel nous devrons nous intéresser maintenant pour ne pas qu’il soit trop tard parce qu’on en parle mais on a l’impression que les populations ne sont pas encore sensibilisées, ne sont pas encore conscientisées sur ce fléau’’.

‘’En tant qu’artiste on se dit qu’on a un métier, une plateforme qui peut nous permettre d’aller vers les populations et de leur expliquer l’importance de prendre en compte cette lutte contre le réchauffement climatique qui peut être désastreuse pour nos pays, pour nos populations. Magic system et le FEMUA se sont engagés à prêcher cette parole partout où on va passer’’, a poursuivi A’Salfo.

S’agissant des innovations, le Commissaire général a cité les concerts qui passent de quatre à sept c’est-à-dire de quatre à sept jours. Il y a également la délocalisation du festival à Adiaké et le nombre de concerts à Anoumabo qui passe de deux à trois ainsi que les heures de concerts qui sont réduites, passant de 21h00 à 2h00 du matin au lieu de 21h00 à 6h00.

‘’J’invite toute l’Afrique à venir se joindre à nous du 24 au 30 avril pour célébrer non pas la musique mais le social, pour célébrer les valeurs du partage, pour célébrer les valeurs de l’unité, pour célébrer les valeurs de la solidarité’’, a conclu A’Salfo.

  Ce lancement en terre ivoirienne fait suite à celui qui a eu lieu début mars à Paris au siège de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) dont la Directrice générale, Irina Gueorguieva Bokova est la marraine de cette édition.

Projet immense et évolutif, le FEMUA a vu le jour en 2008 à l’initiative de Salif Traoré, lead vocal du groupe Magic System. Cet événement à caractères social et culturel a été créé pour permettre aux populations les plus démunies et qui n’ont souvent pas les moyens de s’offrir un ticket de concert, de réaliser leurs rêves en recevant sur une même scène dans leur environnement, les plus grosses stars de la planète.

Le FEMUA qui se définit comme un des plus grands festivals de l’Afrique subsaharienne, se tient tous les ans dans une ville cosmopolite. Sa programmation artistique symbolise l’intégration. C’est également le témoignage d’une reconnaissance au quartier qui a vu naître les membres du groupe Magic System et de permettre à travers ce festival de poser des actions sociales au profit des populations ivoiriennes et africaines.

En outre, le FEMUA est un facteur de développement par ses actions sociales. Ainsi donc depuis sa création à ce jour, il compte à son actif la réhabilitation et l’équipement d’hôpitaux, d’orphelinats, de pouponnières, des dons aux réfugiés ainsi que la construction de plusieurs écoles primaires et maternelles offertes à l’Etat de Côte d’Ivoire.

Cette édition 2017 du FEMUA sera marquée par la construction de deux écoles, l’une à Gagnoa (Centre-Ouest) et l’autre à Odienné (Nord-Ouest) ainsi qu’un Centre de santé à M’bengué dans l’extrême Nord ivoirien.

LS/APA