Souvent indexées pour leur participation active dans les troubles à Bouaké (Centre-Nord ), les communautés malinké (groupe ethnique du grand Nord ivoirien) ainsi que leurs frères de la sous-région ouest-africaine résidant dans cette ville, à travers l’Union des chefs de communautés résidant à Bouaké (UCCRB) ont décidé de la mise en place d’une stratégie commune de lutte qui permettra dorénavant de faire face à toutes tentatives de trouble à l’ordre public dans cette deuxième plus grande ville ivoirienne.

Selon Bema Diomandé, chef de la communauté du Bafing (Nord Ouest), et président central de l’UCCRB, qui s’exprimait à la fin d’une réunion de synthèse avec ses pairs, cette stratégie peaufinée au bout de deux mois de visite de terrain à consister à la mise en place d’un véritable réseau d’information qui trouve son noyau au sein même des grandes familles dans les différentes communautés vivant à Bouaké.

Pour lui, ‘’on ne permettra plus jamais le désordre à Bouaké. On se connaît tous dans cette ville, donc s’il le faut on n’hésitera plus à dénoncer les fauteurs de trouble’’.

 Cependant, a ensuite argumenté le chef Diomandé, pour les fautes déjà commises, notamment les innombrables actes de violences perpétrés dans cette ville, ‘’il faut que nous demandons sincèrement pardon aux propriétaires terriens de Bouaké et au delà au président de la République et à son gouvernement’’.

En 2016 à Bouaké, plusieurs manifestations de protestation se sont transformées en de graves crises de trouble à l’ordre public, émaillées par de nombreuses destructions de biens dont le pic a été enregistré lors des événements contre la vie chère au mois de juillet dernier.

Ces mécontentements avaient été violemment exprimés, le vendredi 22 juillet de la même année à Bouaké, où plusieurs bâtiments administratifs, dont la préfecture de région, le siège du Conseil régional, le service des assiettes des impôts et du cadastre ont été détruits.

L’agence régionale de NSIA Banque ainsi que l’agence principale de la Société de distribution d’eau de Côte d’Ivoire (SODECI) et la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE) du quartier Dougouba avaient été également pillées et saccagées par les manifestants.

CK/ls/APA