Sans « dialogue » préalable « le gouvernement vient de nous exiger par le truchement du Conseil du café-cacao, sous tutelle du ministère de l’Agriculture, une taxe de 100.000 Fcfa par coopérative pour le dossier d’agrément des coopératives certifiées », a déploré le Snapricc-ci.

Pour les producteurs, cette taxe qui vient d’ajouter aux taxes telles que le Droit unique de sortie (dus) et la taxe d’enregistrement « imposées par le gouvernement », les place d’avantage au « dernier maillon de la chaîne de production de la filière café-cacao de Côte d’Ivoire ».

« Le Snapricc-ci, (…), demande aux producteurs individuels de café-cacao membres desdites coopératives certifiées de ne pas payer cette énième taxe de dossier pour la campagne 2017/2018 », indique la déclaration. 

Les dossiers d’agrément sont reçus auprès du Conseil café-cacao, organe de régulation de la filière, jusqu’au « 18 août 2017 ». Pour l’Association nationale des coopératives agricoles de Côte d’Ivoire (Anacaci), ce délai est « très court ». Elle demande par conséquent un « report » de la campagne 2017-2018 qui s’ouvre en octobre.  La Côte d’Ivoire est premier producteur mondial de cacao avec près de 1,7 million de tonnes.

PIG/ap/ls/APA