Centre National de la Recherche Agronomique: les agents toujours mécontents, un plan de sauvetage proposé

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La direction générale a promis il ya quelques jours de parer au plus pressé en payant les arriérés de salaires. Elle a tenu en partie parole. C’est une infime partie des agents qui ont leur compte à la SGBCI qui ont perçu leur salaire. Mais, selon les bénéficiaires, c’est un salaire de misère étant donné qu’ils ont des engagements avec cette banque. La majorité des agents ayant leur compte à la SIB et à la BNI a été oubliée. Ce qui énerve le plus les agents, c’est que la direction générale a promis de payer les salaires de juillet et d’août concomitamment. Le drame, c’est qu’une infime partie des agents se contente du salaire de juillet dernier. La majorité des agents se demande à quel moment elle percevra son salaire de juillet. Une rencontre de vérité a lieu cet après midi à la direction générale, sise à Adiopodoumé, PK 17, entre Yté Wongbé (le directeur général), et le collectif des 5 syndicats qui, ira avec, dans sa besace, un plan de sauvetage de ce Centre qui depuis de nombreuses années, est sous perfusion financière et croule sous le poids de ses dettes. La potion magique des syndicats pour ressusciter ce précieux outil de la recherche agronomique ivoirienne qui fait la fierté des Ivoiriens, se résume selon Niango Abaca, secrétaire général du SYNATRA-CNRA, en 11 points. Restructurer l’institution de recherche, arrêter la collaboration avec les prestataires, l’embauche par le CNRA des travailleurs occasionnels et saisonniers ; améliorer le traitement journalier des travailleurs occasionnels et journaliers, améliorer le traitement journalier des ouvriers et des manœuvres (le SMIG au moins) ; accroître le nombre d’ouvriers et de manœuvres, suspendre le prélèvement des cotisations pour la mutuelle de santé en attendant de consommer les prélèvements déjà effectués ; fixer ( par le CNRA) le prix de vente des résultats des recherches en tenant compte de la comptabilité analytique du Centre ; arrêter la collaboration avec les sociétés de gardiennage, convertir les travailleurs très âgés en gardiens ; et enfin, trouver des moyens pour entretenir les sites dudit Centre pour obtenir de bons résultats au cours des 6 mois à venir.
Pour le collectif des 5 syndicats du Centre, la grève suspendue le 18 août reprendra si les salaires de juillet et d’août ne sont pas payés. Pour rappel, les agents ont observé 22 jours de grève (à partir du 31 juillet dernier) et repris le travail le mardi 21 août dernier.

Charles Bédé

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