Côte d’Ivoire: Grande marche de l’opposition contre la non réforme de la CEI, Bruno Koné «c’est un peu tard pour réagir»

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L’opposition samedi à Yopougon

©Koaci.com- Mercredi 21 mars 2018 – L’opposition ivoirienne organise ce jeudi un sit-in au siège de la Commission électorale indépendante (CEI) et une marche de protestation au Plateau à Abidjan pour exiger dit-on l’annulation de l’élection sénatoriale prévue le 24 mars prochain.

Étrangement au regard du large écho médiatique, le porte-parole du gouvernement, Bruno Nabagné Koné à dit n’en être informé.

Interrogé à la conférence d’après conseil des ministres s’il était informé de ces activités de l’opposition, M. Koné a déclaré: « Je n’ai aucune information, je souhaiterais que vous adressé au ministère de l’intérieur. Si j’ai un commentaire a faire, c’est qu’il y a une constitution qui a été votée et vous savez à quel pourcentage. »

Le ministre de la Communication a par ailleurs indiqué qu’il s’attendait à ces contestations mais que l’opposition s’y prenait trop tardivement.

« Ces contestations, nous les attendons. Nous aimerions dirent à ces personnes que c’est un peu tard pour réagir sur ces questions qui sont inscrites aujourd’hui dans le, marbre de la constitution ivoirienne, » a-t-il prévenu au sujet des sénatoriales à venir feignant d’ignorer le principal sujet de contestation, la non réforme Search réforme de la CEI, avec son président homme lige du régime, pourtant exigée après décision en ce sens de la Cour africaine des droits de l’homme.

Le porte-parole a en outre mentionné que « tout ce qui est en train de se mettre en place aujourd’hui, figuraient clairement dans le projet de constitution à l’époque. »

Selon lui le processus en cours est irréversible car la constitution est votée.

« Une fois que la constitution est votée, le chef de l’Etat n’a pas d’autre choix d’ailleurs que de l’appliquer et de faire son travail. Et son travail est de respecter la constitution qui a été mis en place. Dans cette constitution, il y a l’élection des sénateurs. C’est donc une obligation pour le chef de l’Etat de procéder à des élections. C’est ce qui est en cour actuellement, » a conclu le porte-parole du Gouvernement ivoirien.

Wassimagnon, Abidjan

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