Côte d’Ivoire: Sangaré depuis la Maca, «la Côte d’Ivoire n’est pas gouvernée»

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Ouegnin et Sangaré Search Sangaré ce vendredi à la Maca Search Maca

©Koaci.com – Vendredi 30 Mars 2018 – La direction de la plateforme de l’opposition Ensemble pour la démocratie et la Souveraineté (EDS), proche de l’ex président ivoirien, Laurent Gbagbo ; a rendu visite ce vendredi aux détenus de la marche du 22 mars dernier, à la Maison d’Arrêt et de correction d’Abidjan (MACA).

Interrogé sur la vague de condamnations après l’arrestation de 18 militants de l’EDS, Aboudrahamane Sangaré Search Sangaré a laissé entendre au micro d’un confrère, que la Côte d’Ivoire n’est pas gouvernée. Selon lui, gouverner le pays c’est rassembler tous ses fils.

L’opposant radical au régime de Ouattara s’est dit satisfait des condamnations mais souhaité qu’elles ne s’arrêtent pas à ce niveau.

« C’est bien de condamner, mais ce régime est toujours là (…). Il faut quand même que les ivoiriens se mobilisent et qu’on comprenne que la Côte d’Ivoire aujourd’hui n’est pas gouvernée. Il faut gouverner la Côte d’Ivoire de façon à rassembler tous les fils de ce pays », a indiqué M. Sangaré, avant de poursuivre. « Nous sommes satisfaits de ce concert unanimes de condamnations, mais il faut aller plus loin que cela », a-t-il exhorté.

Quant au président de l’EDS, Georges Armand Ouegnin, il a indiqué que le combat va se poursuivre jusqu’à l’obtention des conditions pour des élections libres et transparentes en Côte d’Ivoire.

« Nous allons continuer le combat », a-t-il martelé. « Nous allons maintenir le mot d’ordre. Nous allons jusqu’au bout. Nous lèverons que quand seront réunies les conditions d’une véritable réforme de la CEI pour des élections libres et transparentes que nous appelons de tous nos vœux. »

18 militants proches de l’opposition ont été mis sous mandat de dépôt suite à leur interpellation, le jeudi 22 mars dernier, lors de la marche pour la réforme de l’actuelle Commission Electorale Indépendante (CEI) réprimée par les forces de l’ordre à l’image de toutes les tentatives de marches des supporters de Laurent Gbagbo depuis l’arrivée au pouvoir d’Alassane Ouattara en 2011.

Selon des informations en notre possession, ils pourraient être poursuivis pour « discrédit sur décision des autorités » et « troubles à l’ordre public ».

Donatien Kautcha, Abidjan

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