Selon une circulaire de la direction générale des douanes consultée lundi par APA,  l’exploitation des produits du coton au titre de la campagne de commercialisation 2017-2018 est « interdite » sans agrément délivré par le Conseil coton et anacarde.

« L’exportation de la fibre et de la graine de coton est soumise à un agrément délivré par le Conseil du coton et de l’anacarde. Seuls les opérateurs titulaires d’un agrément seront autorisés à exporter la graine et la fibre de coton », souligne la note. 

Pour l’exportation des produits transformés ou des sous-produits issus des unités de production, les filateurs et les triturateurs sont « exceptionnellement dispensés des formalités d’agrément », mentionne le texte.

L’exportation du coton graine est « strictement interdite », cependant par voie terrestre elle est subordonnée à une autorisation du Conseil coton-anacarde. L’exportation de la fibre de coton par voie terrestre, elle par contre, « n’est pas autorisée ».

Pour un meilleur contrôle de l’exportation de la fibre et de la graine de coton, les opérateurs ont obligation de communiquer au Conseil coton-anacarde périodiquement ou à sa demande la situation des exportations ou des ventes locales.

La Fédération nationale des travailleurs du textile, du coton et l’anacarde de Côte d’Ivoire (Fenattca-ci) avait demandé en juillet au gouvernement d’interdire l’exportation du coton pour permettre l’approvisionnement des industries locales.

PIG/ap/ls/APA