« Au nom du chef de l’Etat, je suis venu participer à cette cérémonie de prière pour le repos des de l’âme des disparus.  Au-delà des femmes martyres d’Abobo, c’est toutes les victimes des crises survenues en Côte d’Ivoire sans discrimination d’ethnie, de religion, de profession, que nous commémorons aujourd’hui », a déclaré la ministre Koné.

« Chers parents de victimes, avec cette commémoration dans le recueillement, vous montrez ainsi  que vous êtes engagés résolument  sur le chemin du pardon, de la réconciliation et celui du revivre ensemble », a-t-elle poursuivi en remettant  « la somme de 5 millions FCfa, dont 500 mille F Cfa à chaque famille de victimes ».

Pour l’émissaire du chef de l’Etat ivoirien, les populations doivent tourner les pages sombres de l’histoire ivoirienne par un changement de comportement.

 « Tous les morts que nous avons enregistrés  lors de nos différentes crises nous interpellent pour un changement de comportement. Nous avons tous compris, où nous mènent la haine, l’exclusion et la violence.  J’invite tous les Ivoiriens et tous à mettre l’intérêt général au-dessus des intérêts particuliers, qui peuvent mettre à mal la cohésion sociale et l’unité nationale », a exhorté Mariatou Koné.

Remerciant les autorités ivoiriennes pour ce soutien, Mamadou Bamba président de l’Association des parents des femmes martyres d’Abobo  a fait remarquer « que nous pardonnons car personne ne peut aller contre la volonté de Dieu ».

Cette commémoration fait suite à l’assassinat de 7 femmes au rond-point du Banco à Abobo,  le jeudi 3 mars 2011 en pleine crise post-électorale.

SY/ls/APA