Côte d’Ivoire : 50 millions de dollars nécessaires pour consolider la paix après la crise post-électorale (ONU)

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Au moins 50 millions de dollars sont indispensables pour poursuivre le programme de consolidation de la paix en Côte d’Ivoire, plus de cinq après la meurtrière crise post-électorale de 2010 dans le pays, selon des bailleurs du Fonds des Nations unies pour la paix (PBF), en visite de cinq jours en Côte d’Ivoire depuis lundi.

Les bailleurs du PBF ont plaidé pour le soutien au programme d’appui à la consolidation de la paix en Côte d’Ivoire dont le financement recherché est estimé à 50 millions de dollars.

« 50 millions de dollars, c’est pour amorcer ce programme car quand on regarde uniquement le programme national de cohésion sociale, son budget est estimé à 142 millions de dollars », indiquent les bailleurs du PBF qui soulignent avoir déjà mobilisé 30 millions sur les 50 millions indispensables.

L’Allemagne, les Pays-Bas, la France, le Japon et le Royaume-Uni prennent part à cette mission conduite par le Bureau d’appui pour la consolidation de la paix de l’Onu avec pour objectif d’apprécier les résultats des projets pour la consolidation de la paix sur le terrain et les défis résiduels.

L’Onu s’est retirée de la Côte d’Ivoire avec la fermeture définitive de l’Opération des Nations en Côte d’Ivoire (Onuci), le 30 juin après 13 ans de présence dans le pays, en raison de la « trajectoire positive » du pays qui retrouve la paix.

Au cours de sa visite, la délégation des bailleurs de fonds a eu des échanges avec le gouvernement ivoirien, les partenaires au développement, la société civile et les agences des Nations unies au cours d’une réunion stratégique sur la transition et la consolidation de la paix en Côte d’Ivoire.

La ministre ivoirienne du Plan et du développement, Kaba Nialé, a relevé l’engagement du gouvernement dans la mise en oeuvre des projets de consolidation de la paix en Côte d’Ivoire marquée par des « résultats tangibles ».

Elle a souligné les « défis à relever », notamment la recrudescence des conflits impliquant les jeunes qui représentent 30% de la population et le risque de radicalisation très souvent liée à l’absence de perspective, les violences basées sur le genre et les mutilations génitales dont sont victimes les femmes et les filles, la menace terroriste toujours persistante et le phénomène des enfants en conflit avec la loi, communément appelés « microbes ».

Kaba Nialé a également déploré la circulation des armées légères et de petits calibres, la question de la réinsertion des ex-combattants, le problème de la sécurité transfrontalière ainsi que les problèmes liés aux documents d’identité et aux conflits intercommunautaires.

La Côte d’Ivoire a connu plus d’une décennie de crise politico-militaire marquée par la rébellion armée qui a coupé le pays en deux de 2002 à 2011 après un coup d’Etat manqué contre le président Laurent Gbagbo en septembre 2002.

La crise post-électorale de 2010-2011 née du refus de Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire d’Alassane Ouattara a été le point culminant de cette décennie sanglante avec au moins 3.000 morts et plus de 300.000 déplacés internes et externes.

Source : Africatime CI


Source : https://ivoiretimes.com