Egalité des genres : Julien Kouao réclame des femmes à la tête du Sénat et à la vice-présidence de la république

0
107


L’occasion de la journée internationale, ce jeudi 8 mars 2018, est belle pour  Geoffroy-Julien Kouao de plancher sur la place que l’on accorde à la gent féminine en Côte d’Ivoire, surtout au niveau de la sphère politique. Il croit que, dans un souci de respecter l’égalité des genres, l’on doit imposer une parité entre hommes et femmes dans les élections et nominations au niveau des institutions de la république. C’est ce qu’indique le juriste politiste et écrivain dans sa tribune intitulée « Journée de la Femme ou l’angoisse d’être Femme ? ». Il écrit alors…

« Au-delà de la symbolique ‘‘la journée de la femme’’, l’occasion est belle, le 08 mars, de penser à toutes les femmes victimes des pesanteurs culturelles, de l’obscurantisme religieux et de toute sorte d’exclusion. La femme heureuse, est une femme libre, éduquée, socialement et politiquement intégrée, économiquement indépendante.

Je propose une discrimination positive en faveur de la femme. A défaut, le droit positif ivoirien doit aller, davantage, dans le sens de l’égalité des genres. Par exemple, pour 2020, la liste de candidature à l’élection du président de la république doit comporter, obligatoirement,  un homme et une femme.  Ainsi, si la présidence de la république est occupée par un homme,  la vice-présidence revient à une femme et vice-versa. Autre exemple, parce que, le président de l’Assemblée nationale est un homme, celui du Sénat doit être une femme.  Encore  un exemple, tous les scrutins à liste doivent comporter un nombre égal de femmes et d’hommes. Je pense à l’élection des conseillers municipaux, à celle des conseillers régionaux, mais aussi à l’élection des députés. Par exemple, à Yopougon, nous avons six sièges, la loi doit imposer une parité : Trois hommes et trois femmes.

Ce n’est pas assez de proclamer son affection pour la femme, le principal consiste à lui donner les moyens juridiques, politiques, économiques et sociaux de son émancipation. Les femmes  n’ont plus besoin de slogans, elles veulent des actes concrets.

Geoffroy-Julien Kouao

Juriste et Ecrivain.

 

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here