Le jeune manager a expliqué aux nombreux jeunes qui ont pris d’assaut l’espace, comment avec ‘’60. 000 FCFA’’, il a monté son affaire pour devenir aujourd’hui dirigeant d’une entreprise exerçant dans le secteur avicole où il emploie ‘’sept personnes’’, lui qui ‘’n’a jamais rédigé de demande d’emploi’’.

‘’ J’étais encore au lycée à 18 ans quand je me suis fixé pour objectif d’être millionnaire à 20 ans’’, raconte M. Konaté qui parallèlement à ses études, exerçait de petits métiers pour atteindre son objectif. Successivement, il a tenu une cabine téléphonique, vendu des ignames au marché, fait de la maçonnerie sur divers chantiers immobiliers.

‘’Avec mes économies, j’ai monté mon projet d’élevage de poulets. Le business plan que j’ai demandé chiffre mon affaire à un fonds de 200 mille FCFA. Je n’avais pas cette somme’’, se rappelle-t-il. Le manager débutant n’a pas, pour autant, baissé les bras.

  ‘’J’ai vu dans un documentaire que la Côte d’Ivoire continue d’importer de la volaille et je me suis dit qu’il y a de la place dans ce domaine. Avec 60.000 FCFA, j’ai commencé mon entreprise’’ indique le jeune entrepreneur fier aujourd’hui d’avoir réalisé son rêve.

‘’ A 22 ans, j’ai un chiffre d’affaires de 10 millions FCFA par an’’ dévoile-t-il, ambitionnant d’être ‘’milliardaire à 30 ans’’. Un autre challenge qui est dans les cordes du jeune Konaté qui s’est privé de ‘’tout pour construire mon entreprise’’.

Selon lui, l’argent que les jeunes de son âge dépense dans les maquis, bars et autres plaisirs est un capital que ‘’vous pouvez fructifier afin de vous  réaliser’’, a-t-il conseillé.

Avant lui, Pape Ba , un jeune manager sénégalais venu de Dakar, a expliqué aux jeunes les clés de la réussite. Selon lui, trois choses guident la vie d’un individu qui veut ‘’réussir’’.

‘’ Il y a la motivation, si vous n’êtes motivé, vous ne pouvez pas réussir. Ensuite les compétences (personnelles et académiques ou techniques) et enfin le don de soi’’, a dit M. Ba selon qui les grands hommes qui ont réussi ont ‘’donné de leur personne’’, citant Nelson Mandela et Ghandy en exemple.

 

HS/ls/APA