« Nous attendons une reprise totale  de la production de la noix de cajou qui devrait se situer autour de 715 000 tonnes. Les conditions  climatiques plus favorables enregistrées devraient nous assurer d’atteindre ces prévisions », a expliqué le Président du Conseil d’Administration, lors du lancement de cette campagne.

 « Cette campagne, pour laquelle le prix minimum bord champ est de 440 FCFA, sera également encadrée par les dispositions en vigueur depuis la mise en place de la réforme », a poursuivi M. Bamba. 

 Il s’agit entre autres des  interdictions pour ‘’les producteurs de vendre des produits humides, pour les acheteurs  agréés de décharger dans les entrepôts portuaires  des  noix de cajou humides c’est-à-dire  dont le taux d’humidité  est supérieure à 10 % , desexportations  frauduleuses par les  frontières terrestres ‘’, a-t-il rappelé.

 « J’enappelle à l’esprit de solidarité  et à la concurrence  loyale pourune campagne  apaisée  qui permette à chacun d’en tirer profit de sesactivités », a exhorté  Mamadou Bamba.

 Le directeur de cabinet du ministère de l’agriculture et du développement rural,Siaka  Minaya Coulibaly a pour sa part invité «  les acteurs dela filière à la  mise en place d’une interprofession avant le début de lacampagne 2018 ». Toute chose qui apportera une valeur ajoutée et qui favorisera le développement de cette filière.

 Cette campagne  est la quatrième mise en œuvre  depuis la réforme de la filière  anacarde adoptée en 2013 par le gouvernement ivoirien dans le  but d’améliorer  durablement le  revenu du producteur  à travers un prix bord champ rémunérateur.

 En2016, ce pays  a enregistré 649 587 tonnes de noix brut de cajou et transformé localement   40 383 tonnes soit 6%. La Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial de noix de cajou avec environs 25 % de la production et le premier  exportateur  mondial avec  40 % de l’offre mondiale.

 

SY/hs/ls/APA