« Il faut que les pouvoirs publics donnent les moyens au Centre national de recherche agronomique pour nous sortir notre variété », a lancé M. Djaté, président de la Commission fruits tropicaux au Conseil national des exportations, tout en soutenant que l’ananas de type H4 est recherché sur les marchés de l’hexagone pour ses limites maximales de résidus.

L’éthéphon beaucoup utilisé dans la production en Côte d’Ivoire a « causé un grand dégât dans la qualité de nos fruits », a fait remarquer M. Djaté, qui souligne en outre qu’au moment où les paysans ivoiriens produisent le type ‘’MDD’’, les Américains, eux, ont trouvé une nouvelle variété dénommée ’’ananas rose’’ qui se vend sur leur marché.

Pour lui, la Côte d’Ivoire devrait mettre au point des variétés soutenues par la recherche agronomique pour concurrencer les autres pays producteurs au risque de ne pouvoir exporter massivement ses productions et attirer des devises.

 Sur le marché international la bataille est féroce. Le Sweet, produit au Costa Rica et exporté en masse contient de l’étéphon, substance synthétique destinée à accélérer la coloration. Ce pays, l’un des plus gros producteurs mondiaux, utilise des pesticides.

Le Bénin a aussi crée sa variété appelée ‘’le pain de sucre’’. La Côte d’Ivoire veut proposer au marché mondial une gamme naturelle et de très haute qualité ne comprenant pas de substance chimique.

Quelque 34.000 tonnes d’ananas ont été exportées en 2016 par la Côte d’Ivoire contre 25.000 tonnes en 2014. Ces performances montrent une régression au regard de la quantité produite en 1999 estimée à 213.000 tonnes.

PIG/ap/ls/APA