M. Adama Koné, qui  s’exprimait à l’ouverture d’un séminaire du trésor public sur la problématique des mandatements indus, a exhorté les acteurs des circuits de paiement à appréhender les enjeux des trop perçus sur salaire des fonctionnaires et agents de l’État, demandant dans la foulée une «éradication» des mandatements indus.

Il a instruit le trésor public, chargé des questions de paiement des fonctionnaires et agents de l’État, de « prendre les dispositions idoines pour éviter de faire payer des trop perçus sur salaire »  en vue d’une maîtrise de la masse salariale du pays.

Les recettes des trop perçus résultent des sommes indûment mandatées au profit des fonctionnaires et agents de l’État en position ou situation administrative n’ouvrant pas droit à la rémunération. « L’Etat doit payer ce qui est dû », a-t-il dit, appelant à une optimisation des ressources de l’Etat pour « mettre fin aux paiements injustifiés ».

Le directeur général du trésor et de la comptabilité publique, Jacques Konan Assahouré, a relevé que les mandatements indus ont occasionné « des pertes considérables à la trésorerie de l’État ».

« De 2012 à 2016, ce sont au total 2.581 dossiers reçus de fonctionnaires décédés, mais considérés dans les fichiers de la Fonction publique  comme étant toujours  en activité », révèle un document du trésor public, qui mentionne que « cette situation engendre une perte d’un montant de plus de 5 milliards de FCFA à l’État » de côte d’Ivoire.

Pour le recouvrement des 5 milliards de FCFA, « les banques ont émis seulement 451 chèques, d’un montant d’environ 1,2 milliard de  FCFA, de reversement de trop perçus sur salaire, soit un taux de 23,80% », souligne le texte, qui précise qu’« à ce jour, plus de 3 milliards de F CFA restent encore à recouvrer ».

PIG/ap/ls/APA