« Nous entendons augmenter notre capacité de transformation du cacao et de l’anacarde pour atteindre un taux de 50% pour les deux produits à l’horizon 2020. Cela est essentiel pour le développement global du pays, mais surtout pour protéger les producteurs qui consentent tant d’efforts et de sacrifices pour le développement du pays », a dit M. Gon Coulibaly.

Le Premier ministre ivoirien qui s’adressait aux dirigeants de la Société financière internationale (SFI) et de l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), deux filiales du Groupe de la Banque mondiale, les 12 et 13 octobre 2017, a soutenu  que « la transformation de ces produits est aussi importante pour la création d’emplois, notamment pour les jeunes ».

La Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao transforme 30% de sa production. L’accroissement de son volume de transformation à 50% devrait générer près de 100 000 emplois directs. Au cours de la campagne 2016-2017, 540.000 tonnes de cacao ont été broyées, soit une hausse de 48.000 tonnes, selon le bulletin statistique d’août 2017 de l’Organisation internationale du cacao (ICCO).

Concernant l’anacarde dont le pays est également premier producteur mondial, moins de 10% sont transformés sur le sol ivoirien, alors que l’Inde deuxième producteur mondial ou le Vietnam, troisième producteur, transforment la totalité de leur récolte. La transformation de la noix de cajou reste un défi pour la Côte d’Ivoire.

En dépit de la chute des prix du cacao de près de 35% de sa valeur sur le marché international, l’optimisme est de mise. Le Premier ministre ivoirien a fait observer que l’économie ivoirienne est résiliente, avec une projection de croissance de 8,5% pour l’année 2017.

 La situation macroéconomique du pays « inspire confiance, ce qui s’est traduit par les résultats positifs de l’Eurobond. Nous souhaitons que le secteur privé international s’intéresse à la transformation de nos produits agricoles », a  plaidé M. Amadou Gon Coulibaly. 

A ces deux partenaires au développement, avec lesquels la Côte d’Ivoire entretient « d’excellentes relations », le Premier ministre ivoirien a expliqué que « l’environnement global des affaires en Côte d’Ivoire est intéressant », les invitant à investir massivement dans le pays notamment dans le secteur agricole, des transports et de l’énergie.

PIG/ap/ls/APA