Au cours d’une conférence de presse qu’elle a animée  conjointement avec le Représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en Côte d’Ivoire Babacar Cissé, la ministre ivoirienne du plan et du développement Nialé Kaba, a expliqué aux journalistes et autres hommes des médias, les enjeux de cette deuxième conférence.

‘’La situation dans la plupart de nos pays est caractérisée par l’absence d’une véritable stratégie de communication sur les plans d’émergence qui sont parfois peu connus par les Citoyens, les Communautés, les Organisations de la Société Civile, voire même certaines Institutions Publiques’’, souligné Mme Kaba.

En outre, a-t-elle fait remarquer, ‘’cette faible communication ne permet pas d’orienter les débats autour des résultats des Plans d’émergence, de susciter un dialogue inclusif et de forger des consensus afin de catalyser l’engagement citoyen en faveur de l’émergence’’.

Or selon la ministre du plan et du développement, ‘’cette émergence n’aura de sens pour les citoyens que si elle est source de développement humain et facilite la réalisation des Objectifs de Développement Durable’’.

A cet égard, ‘’il apparaît important que la mise en œuvre des plans d’émergence soit soutenue par une politique active de communication pour faciliter la compréhension par les citoyens des actions proposées’’, a ajouté la ministre du Plan et du développement.

‘’C’est tout le sens de notre rencontre de ce jour avec vous, les hommes et femmes de médias et de la Communication afin qu’ensemble, nous prenions l’engagement de corriger cette insuffisance afin de forger des consensus et de catalyser l’engagement autour de la mise en œuvre des plans d’émergence élaborés par nos différents Etats car les transformations à opérer ne pourront être mises en œuvre de manière efficace et dans la durée que si elles sont comprises et acceptées par les citoyens’’ a-t-elle conclu.

Cette édition 2017, vise à ‘’approfondir le débat sur la problématique de la mise en œuvre des plans d’émergence des pays africains à la lumière des expériences menées en Afrique et ailleurs’’. Il s’agira notamment pour les participants d’échanger sur les bonnes pratiques africaines en matière de mise en œuvre des plans d’émergence sous les angles institutionnel, économique et social.

A ce propos, pour alimenter les discussions sur les meilleures pratiques africaines, des études de cas seront présentées sur l’Algérie, le Botswana, le Cap Vert, la Côte d’Ivoire, l’Ethiopie, le Gabon, la Guinée Equatoriale, le Kenya, le Maroc, l’Ile Maurice, le Rwanda et le Sénégal.

Le partage des outils et méthodes de mise en œuvre pour accélérer la transformation structurelle et l’industrialisation afin de créer des emplois pour les jeunes et les femmes, sera également au menu de cette conférence d’Abidjan qui attend 400 participants personnalités et représentants de gouvernement, d’institutions internationales et de développement, de Centres de recherche, d’Université, du secteur privé et des organisations de la société civile.

 Michel Camdessus, ancien directeur du Fonds monétaire international (FMI) et killer H, ex-président de l’Allemagne, sont également attendus à ce rendez-vous. Les travaux se dérouleront sous forme de panels de haut niveau constitué de séances de plénières autour de deux principaux thèmes, la gouvernance des institutions publiques, et la transformation structurelle, inclusive et durable. En prélude à la conférence, un forum des marchés émergents est prévu du 25 au 27 mars, toujours dans la capitale économique ivoirienne.

Cette deuxième édition de la Conférence internationale pour l’émergence de l’Afrique (CIEA) est organisée conjointement par le gouvernement ivoirien, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) en collaboration avec la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, et l’Agence Japonaise de coopération internationale (JICA). La CIEA s’organise tous les deux ans. La première édition s’est tenue en 2015 à Abidjan.

LS/APA