Les deux premiers condamnés à 30 mois de prison en mai dernier, pour des faits de ‘’discrédit sur décision de justice et atteinte à l’ordre public’’, par le Tribunal correctionnel d’Abidjan, avaient interjeté appel.

En attendant les débats de fond, leur conseil, Me Ange Rodrigue Dadjé avait formulé une demande de mise en liberté provisoire de ses clients.

Statuant sur cette demande, l’avocat a expliqué, mercredi, à la barre de la Cour d’Appel que  ‘’Justin Koua, cadre de l’administration des impôts et Nestor Dahi, cadre du ministère de l’Intérieur présentent des garanties suffisantes pour bénéficier de cette mesure’’.

‘’Mes clients sont suffisamment représentatifs qu’ils ne peuvent pas se soustraire de la justice et viendront comparaître librement dans le cadre de l’appel. Parce qu’ils sont convaincus que la décision du Tribunal correctionnel sera cassée car le dossier est vide. Ni l’un ni l’autre n’était membre du comité d’organisation du congrès extraordinaire de leur parti, le Front populaire ivoirien (FPI) à l’issue duquel, ils ont été mis aux arrêts’’, a expliqué Me Dadjé.

Pour le parquet général, ‘’rien ne prouve qu’ils viendront répondre à la justice’’ et requiert leur ‘’détention’’ jusqu’à l’ouverture des débats. La Cour a prononcé le renvoi du délibéré au 26 juillet en même temps que le début des débats.

Quant à Sam l’Africain, il est poursuivi dans une procédure pour des délits ‘’d’escroquerie, de tentative d’escroquerie et d’écriture en faux’’ et condamné en avril à 18 mois de prison ferme. Selon son conseil, Me Modeste Abié, il ‘’présente des garanties’’ pour bénéficier de la mise en liberté provisoire ‘’surtout que sa santé précaire s’y commande’’. Comme pour les premiers, la Cour a renvoyé sa décision au mercredi prochain.

HS/ls/APA