Ces journalistes exerçant au Quotidien d’Abidjan, un journal proche de l’opposition ont été présentés mardi devant le parquet pour divulgation de ‘’fausses informations’’ après avoir été entendus la veille par la gendarmerie.

 Le Directeur de Publication du Quotidien d’Abidjan Dan Opeli et Yves Kuyo, l’auteur de l’article se sont réjouis de cette décision de la justice.

 ‘’Le Procureur nous a reçus et nous a demandé de faire attention à nos écrits. Parce que l’information que nous avons publiée est une information sensible. Le Procureur nous a aussi dit que la justice est le troisième pouvoir et la presse est le 4ème pouvoir donc tous les pouvoirs travaillent pour le bien être du pays’’, a expliqué Dan Opéli.

‘’Par conséquent, il nous a invité à observer plus de prudence dans la divulgation des informations. Ils nous a par ailleurs notifié que nous étions convoqués pour le 20 octobre prochain’’ a ajouté le Directeur de publication du Quotidien d’Abidjan.

Selon le Procureur Richard Christophe Adou, ces deux journalistes ont été en garde à vue ‘’pour faire le point d’une enquête judiciaire qui a été ouverte suite à la parution d’un article dans le journal le Quotidien d’Abidjan’’. 

Cet article est paru dans ledit quotidien le vendredi 28 Juillet 2017. Le Quotidien d’Abidjan a barré sa Une avec, ‘’Malgré le pardon du Président de l’Assemblée Nationale, des comptes de Soro gelés. Une enquête judiciaire ouverte contre l’ex-chef rebelle. Le budget de l’Assemblée Nationale au restreint. Affaire compte gelé chez Ouattara, chacun à son tour chez le coiffeur ̈’’.

 ‘’Évidemment, le Procureur de la république a été très surpris de lire ces titres parce que, tout ce qui est contenu déjà même au niveau de la une, tout est basé sur du mensonge, tout est faut dans la mesure où le parquet que je dirige n’a jamais ouvert d’enquête judiciaire contre le Président de l’Assemblée Nationale. Le parquet n’a pas encore pris de réquisition pour geler les avoirs ni de Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ni encore de l’institution de l’Assemblée Nationale’’, a expliqué à son tour M. Adou.

 Pour le Procureur Richard Adou, ces faits sont ‘’extrêmement graves dans la mesure où c’est un amalgame opportunément suscité’’.

 En Côte d’Ivoire, la loi de décembre 2004 portant régime juridique de la presse réprime ‘’les faits de divulgation de fausses informations’’.

MC/ls/APA