« J’ai demandé que nous fassions un point rigoureux sur cette question… Je vous parle en toute franchise en vous disant qu’il est important que cette question soit clarifiée. Et j’ai demandé au vice-président d’être avec le premier ministre et les membres du gouvernement pour que nous puissions avoir la totale clarté et les décisions qui ont été prises de part et d’autres», a déclaré le président Alassane Ouattara .

Poursuivant, il a expliqué que la décision d’augmentation  des salaires des fonctionnaires ivoiriens tous les deux ans était sensé tenir compte de la question du stock desdits arriérés liés aux mesures actées par le gouvernement en 2009 et estimé à 249,6 milliards FCFA.

« Les ministres qui se sont succédés au ministère de la fonction publique me disent que les responsables syndicaux d’alors étaient totalement informés que cette revalorisation des salaires tous les deux ans valait pour solde de tout compte», a révélé M. Ouattara  ajoutant que « il est difficile de faire des augmentations de salaires tous les deux ans et en même temps dire que nous allons gérer les problèmes du passé sauf bloquer encore les salaires pour 25 autres années. Ce qui n’est pas mon intention», a-t-il  soutenu.

M. Ouattara a également indiqué que toutefois,  les discussions sur cette question se poursuivent entre le gouvernement et  les centrales syndicales « en vue de me remettre les conclusions pour la fin du mois de juillet au plus tard».

Relativement à la trêve sociale plaidée par le gouvernement auprès des organisations syndicales de travailleurs, Alassane Ouattara  dit «totalement approuver» cet appel du gouvernement  « qui devra être conclu d’ici la fin du mois de juillet».

 Avant cette mise au point relative à la question du paiement du stock des arriérés, le chef de l’État a passé en revue les acquis de sa gouvernance au profit des ivoiriens en général et des travailleurs en particulier.

 Il a notamment cité la revalorisation du salaire des fonctionnaires, le financement des centrales syndicales, la lutte contre la cherté de la vie avec des mesures d’encadrement des prix,  le renforcement de la sécurité des biens et des personnes…

« Je comprends que vos attentes sont nombreuses. Mais, je serai toujours à l’écoute des préoccupations des travailleurs», a promis M. Ouattara  invitant ceux-ci  à toujours privilégier le dialogue.

 Les secrétaires généraux des cinq centrales syndicales des travailleurs  dont les adresses ont précédé celle du chef de l’État, ont égrené une série de revendications professionnelles et sociales avec pour dénominateur commun le règlement du stock de leurs arriérés.

 « Nous tenons au paiement du stock des arriérés tant dans le secteur éducation que dans celui de la santé comme nous tenons à la prunelle de nos yeux», dira sur cette question,  Mamadou Soro, Secrétaire général de la centrale syndicale Humanisme.

PIG/lb/ls/APA