‘’Quand ça ne va pas en Côte d’Ivoire, nous sommes terrifiés, et quand ça ne va pas au Mali, nos parents sont foudroyés. Ce qui met en exergue totalement le lien fraternel entre les deux peuples’’, a expliqué Yacouba Diakité, Conseiller des questions juridiques et des audits de la Plateforme pour demander l’implication du président ivoirien à ‘’aider le président IBK à réussir cette révision pour la paix, la réconciliation et l’unité nationale comme ce fut le cas’’ en Côte d’Ivoire.

Selon M. Diakité qui animait un point de presse, la jeunesse du Mali vivant à Abidjan, a décidé d’apporter son ‘’soutien sans équivoque au projet de révision constitutionnelle pour amener la paix et le progrès’’ en organisant le samedi prochain à Abobo (Nord d’Abidjan) un meeting de soutien à ce projet.

Poursuivant, il a souligné que pour ‘’l’intérêt commun de notre peuple, pour les Maliens du Nord et du Sud, d’Est à l’Ouest, nous disons oui au projet de révision constitutionnelle’’ afin de mettre fin ‘’au chômage des jeunes, au climat d’insécurité, à la souffrance de nos mères, frères et sœurs du Nord’’ pour ‘’la réconciliation, l’entente nationale et le vivre ensemble sur nos terres’’.

Yacouba Diakité a, également, expliqué à la presse que le projet de révision a fait ‘’l’objet d’une large concertation à travers des séances d’écoutes qui ont regroupé plusieurs personnalités de toutes les couches et sensibilités politiques, professionnelles et confessionnelles’’.

‘’Toutes choses qui constituent une première dans l’histoire récentes des procédures d’examen de projet et proposition de loi au niveau de notre représentation nationale’’, a insisté M. Diakité fustigeant ‘’la mauvaise foi de certains qui divulguent de fausses informations mettant en cause le caractère laïc de notre république’’.

La démocratie, a ajouté M. Diakité, ‘’nous donne le droit d’agir, de nous exprimer conformément aux dispositions prévues par la loi’’.

‘’Nous devons à cet effet être les premiers à respecter vigoureusement les institutions de la République par le respect de notre démocratie’’, a-t-il conseillé. Selon lui, le Mali est une ‘’nation arc-en-ciel, un Etat souverain, un et indivisible’’ que ‘’personne n’inventera le contraire’’.

Par ailleurs, il a rappelé qu’après la signature de l’Accord d’Alger pour la Paix et la réconciliation au Mali, qui a rassemblé un nombre ‘’incalculable’’ de personnalités et de dirigeants, ‘’la révision constitutionnelle est devenue une nécessité incontournable’’.

‘’Cette révision constitutionnelle doit être conçue avec la raison et non par le sentiment du rejet en bloc. La raison de préserver la paix et de lutter pour le bien commun’’, a conclu le conférencier.

L’opposition malienne a marqué le 18 juillet dernier à Abidjan sa ‘’désapprobation et son désaccord’’ en remettant, à l’Ambassadeur du Mali en Côte d’Ivoire, une motion de ‘’retrait pur et simple’’ de projet de révision constitutionnelle en cours au Mali. Pour elle, ce projet ‘’renferme les germes de monarchie, viole l’article 10 de notre Constitution et divise les Maliens au lieu de les unir’’.

HS/ls/APA