Tiassalé : Le mari tire sur sa femme

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Bobokro, campement situé à 3 Km d’Akpoungbou, un village de la sous-préfecture de Gbolouville (ex-Boussoué-Binao), dans le département de Tiassalé, a enregistré en son sein, une tragique situation.

Un bien triste scénario dont l’acteur principal est un planteur burkinabé, répondant au nom Doumounian Bihan. En effet, nos sources informent que c’est en 2012, que Doumounian Bihan vient s’établir dans le campement de Bobokro. Il vit là, sous le toit de son oncle Doumounian Sinavo, qui accepte de lui donner gîte et couverts. Et mieux, son parent, grâce à la bonne sollicitude des autochtones, lui permet d’avoir une portion de terre, sur laquelle il cultive du cacao. Et c’est comme cela que l’homme gagne sa vie. Tranquillement.

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Plus tard, le paysan fait venir à ses cotés et à la fois, deux femmes. Ce sont Wawénia Fandié et Aïcha Fandié, que l’on soupçonne d’ailleurs d’être des sœurs. Dans ce ménage à trois, avec ses deux compatriotes, chacun y trouve son compte.

Les deux jeunes femmes occupent une chambre dans la maison de leur bel-oncle, quand leur mari se prélasse tout seul, dans l’une des pièces. Et chaque fois que Doumounian Bihan veut jouer à papa et maman, il « extrait » de leur chambre l’une de ses conjointes et la « met en cage » dans sa pièce, où il lui démontre qu’il ne sait pas que manier la machette. Ses jeux de reins n’ont rien à voir avec ceux truqués des acteurs des films X. Lui, assure et ce n’est pas du cinéma.

Gros travailleur et bon mari, l’homme, en tout cas, vit en très bonne intelligence avec ses deux conjointes, sous le regard bienveillant de son oncle. Malheureusement, le démon de la colère va s’inviter dans ce foyer jusque-là tranquille. En effet, le samedi 16 décembre 2017, aux alentours de 8h, alors qu’il doit se rendre à sa plantation avec Wawénia Fandié, l’une de ses femmes, Doumounian Bihan demande à Aïcha, son autre conjointe, d’avoir un œil sur ses fèves de cacao mises à sécher dans la cour. Mais apparemment, la jeune femme fait preuve d’un manquement.

Ce dont profitent les moutons et autres poulets pour transformer en aire de jeu, l’espace où est mis à sécher le cacao. Rentré dans la soirée, Doumounian Bihan est très remonté devant le triste spectacle. Il n’admet pas du tout que sa femme ait préféré aller se balader dans le campement, au lieu de s’acquitter de la tâche qui lui est confiée. Ruminant sa colère, celle-ci lui coupe d’ailleurs l’appétit. Du pied, il pousse avec mépris les soupières contenant son repas et part se coucher sans manger. On croit que la nuit va achever de calmer les nerfs au planteur. Que non, à la vérité. De fait, sa colère vis-à-vis d’Aïcha connaît plutôt un regain. C’est décidé donc, elle va payer son manquement.

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Ainsi, le lendemain dimanche 17 décembre 2017, aux alentours de 19h, Doumounian Bihan s’empare de son fusil de calibre 12. Il rejoint Aïcha dans sa chambre et sans autre forme de procès, ouvre le feu à bout portant sur elle. La forte détonation parvient à Doumounian Sinavo, l’oncle. Ce dernier, en proie à la panique, sort précipitamment de la douche où il prenait un bon bain, et fonce aux nouvelles. Une fois à l’intérieur de la demeure, il découvre sa belle-fille Aïcha, étendue à terre, en sang. Elle porte des impacts de chevrotines. L’homme ne cherche pas loin, pour comprendre ce qu’il s’est passé. C’est son neveu, l’auteur du coup de feu. D’ailleurs, dans la pièce sentant la poudre, ce dernier tient encore son arme à feu. Doumounian Sinavo est plus préoccupée par le cas de sa belle-fille.

Il faut sauver les meubles, tant qu’il est encore temps. Le reste, concernant le comportement décalé de son neveu, on le verra après. Il fait donc évacuer la jeune femme grièvement blessée, à l’hôpital de Tiassalé. Et la situation de la pauvre étant assez préoccupante, elle est immédiatement transférée, aux urgences du Chu de Cocody, à Abidjan. Entre-temps, alertée sur ce qui vient se produire, la jeunesse du village d’Akpoungbou débarque à Bobokro, campement où les faits venaient de se produire. Et le mari-criminel est maîtrisé et le conduit à la notabilité du village. Celle-ci à son tour, saisit les forces de l’ordre.

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Le lundi 18 décembre 2017, un détachement de gendarmes de Tiassalé pose pied sur les lieux et se fait remettre Doumounian Bihan. Interrogé sur son acte, le tireur donne une réponse bien singulière, propre aux lâches, ne voulant pas assumer leurs actes. « Je crois que j’étais habité par un esprit démoniaque », dit-il aux enquêteurs, avant de s’enquérir de l’état de santé de sa femme. Fort heureusement, le miracle que produisent le docteur Claver Kouamé et son équipe du Chu de Cocody, parvient à sauver la vie à Aïcha, dont on croyait la cause entendue. La malheureuse, auditionnée le jeudi 21 décembre 2017, sur son lit d’hôpital par les gendarmes, n’en revient pas. « J’avoue que je suis vraiment surprise par l’attitude de mon mari avec qui, j’entretenais jusque-là, de très bons rapports. », lâche-t-elle dépitée.

En attendant d’être présenté à un procès en Assises, des années plus tard, Doumounian Bihan ira attendre dans les geôles de la prison civile de Tiassalé, où il est placé sous mandat de dépôt, depuis le vendredi 22 décembre 2017. Une vie ainsi brisée, que ce père de famille aurait pu éviter, en faisant preuve de bon sens. Tout simplement.

 

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