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Une délégation de la RDC à l’école du ‘’C2D’’ ivoirien

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Le Contrat de désendettement et de développement (C2D) est une partie de la dette ivoirienne envers la France, qui lorsqu’elle est remboursée par l’Etat ivoirien, ce fonds est reversé à la Côte d’Ivoire pour des projets de développement. C’est une suite de l’allègement de la dette envers le pays dans le cadre de l’Initiative PPTE.

La RDC bénéficie également de ce partenariat de développement. Et pour s’imprégner des réalités sur le C2D ivoirien, une mission effectue un séjour à Abidjan depuis le 2 mai jusqu’au 6 mai 2017.

« C’est une visite de partage d’expériences et pour nous, c’est un honneur que la RDC ait choisi le C2D de la Côte d’Ivoire comme modèle pour venir apprendre de nos réussites et surtout améliorer eux aussi leurs processus », a dit à la presse la coordonnatrice du C2D en Côte d’Ivoire, Léa Djatti Diaté. 

Elle s’est en outre félicitée qu’au niveau du C2D ivoirien, il y a une « forte implication du gouvernement », qui impulse une célérité des activités afin de réduire l’ensemble des délais de décaissement et d’exécution des projets avec la plus grande rapidité possible. 

Au terme de la visite, M. Mulenda, coordinateur du Comité technique de suivi et d’évaluation des réformes (Ctr) au ministère des Finances, a dit être « impressionné » par la qualité de l’organisation et des ouvrages réalisés grâce au co-financement du C2D.

« Ma mission valait la peine parce que c’est une expérience réussie qui va beaucoup nous inspirer. Le C2D en Côte d’Ivoire est un modèle », a-t-il dit.

Au niveau du dispositif institutionnel ivoirien, il a salué « une très forte appropriation des autorités », avant d’ajouter : « On voit un ancrage institutionnel au sein des commissions techniques ».

« Chez nous, c’est plus externalisé, avec les maîtrises d’ouvrages délégués, des entreprises généralement étrangères viennent pour l’implémentation. Alors qu’ici, les cellules de suivi de projets sont ancrées au niveau des ministères et cela est quelque chose de très important », a-t-il fait remarquer.

L’instance de décision en Côte d’Ivoire est présidée par le Premier ministre, alors qu’en RDC elle est une co-présidence entre le ministre des Finances et l’ambassadeur de France.

Le C2D existe dans une dizaine de pays africains et les différents coordonnateurs envisagent d’ailleurs de tenir une réunion en vue de la pérennisation de tous ces acquis.

La délégation de la RDC a visité notamment le Boulevard de France redressé à Cocody (Est Abidjan), la station de pré-traitement et de refoulement de la digue de Koumassi (Sud Abidjan) et l’usine de production d’eau potable d’Adonkoi 1, à l’ouest d’Abidjan.  

PIG/ap/ls/APA

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