Une formation militaire « pour sauvegarder » les éléphants de Zakouma

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Le personnel d'African Parks prépare un éléphant a Zakouma le 23 février 2014. Une fois sous sédatif, l'éléphant est équipé d'un collier radio qui relèvera à l'avenir sa position, augmentant les chances de le protéger contre les braconniersCopyright de l’image
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Le personnel d’African Parks prépare un éléphant a Zakouma le 23 février 2014. Une fois sous sédatif, l’éléphant est équipé d’un collier radio qui relèvera à l’avenir sa position, augmentant les chances de le protéger contre les braconniers

Avec le Prince Harry comme président, African Parks prend en charge des parcs nationaux dans neuf pays et donne aux rangers une formation de type militaire pour protéger certaines espèces menacées de disparition par un braconnage sauvage.

La BBC s’est rendue au Tchad, à la recherche du dernier troupeau d’éléphants du parc de Zakouma.

Il aura fallu trois heures de vol dans un petit avion, de N’Djamena, la capitale du Tchad, au parc national de Zakouma, puis trois heures de route pour retrouver les derniers éléphants du parc.

Des dizaines de milliers d’éléphants vivaient dans cette réserve couvrant 3 800 kilomètres carrés, mais pendant des siècles, c’est également ici que les cavaliers soudanais sont venus s’approvisionner en ivoire très convoité par les commerçants arabes le long du Nil.

À l’origine, ils chassaient avec des lances et des épées, mais les fusils d’assaut AK47 modernes ont permis de tuer massivement. Les mercenaires Janjaweed de Dafur, dans l’ouest du Soudan, continuent d’être des braconniers tenaces.

Aujourd’hui, les éléphants se déplacent rapidement, et après des siècles de chasse, courent s’ils voient, ou même sentent, des humains.

Zakouma a perdu 90 % des 22 000 éléphants qui évoluaient dans le parc au milieu des années 1970.

Demande d’ivoire

Au début des années 2000, la guerre avec la Libye et la recrudescence de la demande d’ivoire ont réduit la population à 4 300, et le chaos de la guerre civile l’a réduit à moins de 500 en 2010.

Des Rangers ont été tués, des animaux massacrés en masse, et les éléphants de Zakouma auraient pu disparaitre.

Mais au cours des dernières années, une transformation incroyable a eu lieu.

En moins d’une décennie, une organisation privée à but non lucratif a changé la donne.

Protection militaire

« Nous avons des gardes forestiers. En raison de la menace à laquelle ils sont confrontés, ils sont entraînés par les militaires», explique Leon Lamprecht, directeur du parc de Zakouma.

« Mais ils font appliquer la loi et pas d’opérations militaires, nous essayons d’arrêter les braconniers avant qu’ils ne tuent les animaux que nous protégeons. »

African Parks gère 13 aires protégées dans neuf pays à l’invitation des gouvernements qui manquent du personnel ou des ressources nécessaires pour protéger leur propre faune.

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