Au cours de ces assises, les pays membres de l’ICCO se prononceront sur « la problématique des cours du cacao », a dit à la presse M. Anga, après un entretien avec M. Duncan à la présidence de la République.

Il s’agit de présenter les enjeux aux dirigeants de la Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao, afin de « mieux éclairer les discussions » sur les cours, la transformation et la production, a indiqué le directeur exécutif de l’ICCO. 

Les cours du cacao ont connu une chute de 40% sur le marché mondial depuis début 2017. Cette situation est due à une surproduction et à une consommation moindre que celle attendue. La Côte d’Ivoire, pays leader, devrait atteindre une production record de 2,01 millions de tonnes pour la campagne en cours. 

Le siège de l’ICCO a été délocalisé de Londres à Abidjan depuis janvier 2017. L’organisation a tenue en avril la première réunion annuelle. Au cours de cette deuxième rencontre, les membres comptent réviser l’accord international de 2010 sur le cacao.

En vue de profiler le texte, le Groupe de travail sur la révision de l’Accord international sur le cacao de 2010 s’était réuni les 17 et 18 juillet à Bruxelles au secrétariat du Groupe des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique pour discuter sur les réglementations de l’organisation.

« Les discussions ont abouti au constat que ledit accord comporte des failles qui ne lui permettent plus de répondre idéalement aux enjeux auxquels fait actuellement face le secteur cacaoyer mondial », mentionne une note de l’ICCO.

Deux hypothèses ont été envisagées, notamment le maintien en vigueur l’Accord international sur le cacao de 2010, mais en corrigeant certaines dispositions conformément à son article 63, pour en améliorer la pertinence ou en débutant le processus de renégociation d’un nouvel accord.

Les recommandations des membres devront être soumises au Comité administratif et financier, avant la décision finale qui devra être prise par le Conseil international du cacao.

PIG/ap/ls/APA