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Côte d’Ivoire: un projet hydro-agricole de 100 milliards Fcfa développé à M’Bahiakro

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L’impact du projet d’aménagement hydro-agricole de M’Bahiakro sur  les revenus des ménages, la sécurité alimentaire, l’emploi et la  pauvreté, a été présenté mardi dans les locaux du Centre ivoirien de  recherches économiques et sociales (CIRES), à Abidjan, face à des  acteurs du projet. 

L’étude de l’évaluation,  réalisée par le CIRES et des partenaires, montre que « au niveau de la  production et des rendements, il y a eu un impact positif » ainsi qu’ au  niveau de l’innovation technologique apportée par le projet, selon  Sadio Diallo, coordonnateur de l’étude.

Les  impacts, dira-t-il, sont « globalement positifs », mais au niveau de la  diversification agricole par contre, « il n’y a pas eu d’impact positif »  à ce stade du projet notamment dû au fait que le projet en tant que tel  n’est pas entré dans la phase croisière de son exploitation. 

Concernant  les infrastructures liées à la fourniture d’eau potable, l’impact sur  l’état de santé des populations s’est affiché «globalement positif »,  a-t-il relevé, notant que la capacité des paysans à utiliser pleinement  les outils disponibles va dépendre d’un certain nombre de paramètres  techniques. 

Gnirézié Ouattara, directeur  général adjoint de l’Agence pour le développement de la filière riz  (ADERIZ), représentant le ministre de l’Agriculture et du développement  rural, s’est félicité de l’évaluation de l’impact du projet qui devrait  permettre de créer plus de 2 000 emplois.

Il a  assuré que « l’ADERIZ se propose de mettre en pratique les résultats de  l’étude » de ce projet, initié en 2015 et qui a débuté officiellement en  2017. L’étude a été menée simultanément en Côte d’Ivoire par le CIRES  et au Sénégal par l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.  

Le  choix du lieu du projet relève de l’Etat de Côte d’Ivoire. Ce projet  d’aménagement hydro-agricole de M’Bahiakro couvre, en plus de la ville,  six villages autour de celle-ci. Il a pour objectif d’accroître les  revenus des producteurs de la zone du projet et de lutter contre la  pauvreté.

Il vise en outre à assurer l’accès à  l’eau potable aux populations de la zone, d’assurer l’accès aux latrines  pour 30% minimum des habitants des villages, à créer des emplois aux  jeunes et femmes, tout en contribuant de manière durable à la relance de  la production rizicole et des produits maraîchers. 

L’objectif  à terme de ce projet, en phase de finalisation, est d’atteindre une  production annuelle supplémentaire de 4 200 tonnes de riz et 1000 tonnes  de produits maraîchers. Il prévoit l’installation d’infrastructures  d’irrigation et des bâtiments dont un entrepôt de stockage des  produits. 

La Côte d’Ivoire, à l’instar de  nombreux pays de l’Afrique de l’Ouest et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), a entrepris de  grands projets agricoles pour relancer une production alimentaire  durable et par ricochet réduire la pauvreté, en particulier dans les  zones rurales. 

Ces projets s’inscrivent dans  le cadre du Programme spécial pour la sécurité alimentaire (PSSA) promu  par la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), chargée de  mobilier les fonds. Ils sont issus d’un ensemble de 17 projets visant le  développement agricole des huit États membres de l’Uemoa.  

Le  projet d’aménagement hydro-agricole de M’Bahiakro a conduit à la  construction d’un barrage et deux stations de pompage pour l’aménagement  de 450 hectares. Il vise également à contrôler l’inflation, à stimuler  la production et à renforcer la sécurité alimentaire au sein de l’Uemoa.   

En 2008, les pays africains ont fait face à  une crise alimentaire aiguë. Et qui a provoqué une crise traduite par une flambée des prix des denrées alimentaires, ayant contraint  les gouvernements à prendre des mesures économiques d’urgence pour  contenir les pressions inflationnistes. 

Ce  programme spécial de sécurité alimentaire couvre les huit États membres  de l’Uemoa. Dix et sept projets ont été localisés au sein de l’union. Il  est prévu dans quelques mois l’évaluation  de l’impact du projet  d’aménagement agricole du Sénégal. 

AP/ls/APA

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