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Henri Konan Bédié à propos d’Alassane Ouattara : « Il n’y a plus de collaboration politique entre nous, le prochain chef de l’État aura des difficultés à gouverner »

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Henri Konan Bédié poursuit son offensive médiatique depuis Paris où il séjourne. Après ses interviews au Monde Afrique, Radio France internationale et Tv5 monde, le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) s’est prêté aux questions du quotidien français L’Opinion. Dans l’interview publiée le 5 août 2019, Henri Konan Bédié revient sur sa « collaboration » avec Alassane Ouattara, l’actuel président ivoirien, et confirme, une nouvelle fois, leur rupture. « Je faisais partie de la dynamique de l’alliance des Houphouëtistes. Mais depuis qu’il a fait de cette alliance un parti unifié (le Rhdp) pour le soutenir, en dehors du Pdci, il n’y a plus de collaboration politique entre nous », énonce M. Bédié. Lorsqu’il lui est demandé si Alassane Ouattara s’était engagé à le soutenir en 2020 en contrepartie de l’appui que ce dernier a reçu du Pdci lors de la présidentielle de 2015, le sphinx de Daoukro est péremptoire : « Absolument. Il a rompu le pacte. Nous attendons de voir s’il se représentera en 2020 ».

Henri Konan Bédié, lui-même, n’exclut pas une candidature en 2020. « J’aviserai. J’ai toujours été un partisan du don de soi », dit-il. Dans son interview au Monde Afrique, il avait tenu des propos similaires et avait tenté de refermer la polémique sur son âge (86 ans en 2020) qui pourrait se poser à lui comme un handicap. « Je suis un jeune parmi d’autres. En Afrique, il y a des présidents plus âgés que moi et si vous regardez à l’échelle du monde, ils sont encore plus nombreux. Le dirigeant de la Malaisie a plus de 90 ans. Tant que l’on a les ressources intellectuelles et physiques, je crois qu’il n’y a pas d’âge pour diriger un pays », avait argué le chef du Pdci.

Dans son interview à L’Opinion, Henri Konan Bédié assure que la convention de son parti devant désigner le candidat à la présidentielle aura lieu « au plus tard au deuxième semestre de 2020 ». « Nous souhaitons consolider la nation ivoirienne au sein d’une union régionale (Cedeao) déjà établie et dont il faut conforter les assises. Il faut aussi renforcer la cohésion sociale par un dialogue permanent et une réconciliation nationale, poursuivre le développement à vie du pays », dit M. Bédié questionné sur le projet de société du Pdci.

CEI. Le sujet de la Commission électorale indépendante (Cei), bien sûr, n’est pas occulté. L’ancien chef d’État critique l’organe tel qu’il a été envoyé par le gouvernement au Parlement. « La Commission électorale indépendante n’est pas conforme à la réforme que nous attendions et à l’arrêt de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples. La Cei ne doit pas être réformée seulement dans sa composition. Elle doit devenir une institution qui organise les élections avec une autonomie, notamment financière. Nous demandons aussi que l’opposition et la société civile aient le même nombre de représentants en son sein que le pouvoir. Pour l’instant, la majorité des membres de cette commission est nommée par le pouvoir en place. Elle n’est pas indépendante et est aux ordres du régime en place », soutient Henri Konan Bédié (HKB). Alors que le texte sur la nouvelle Cei vient d’être adopté par le Parlement, le président du Pdci estime que « les discussions doivent reprendre ». « Nous avons cherché un médiateur et avons saisi l’Union européenne et la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples », informe HKB. « Nous espérons que le gouvernement se rendra à la raison pour que les choses se fassent de manière consensuelle. Autrement, les élections seront contestées d’avance. Et le prochain chef de l’Etat aura des difficultés à gouverner », prévient celui qui se pose aujourd’hui en chef de file de l’opposition.

S’agissant du bilan économique du chef de l’État, Alassane Ouattara, HKB est, ici encore, très critique. Tandis que l’intéressé est convaincu d’un bilan « très flatteur avec une croissance moyenne de plus de 8 % », HKB propose un jugement « moins euphorique et triomphaliste ». « Depuis 2017, notre croissance évolue à la baisse, à 7,4 %. Elle doit être relativisée en raison de la pression démographique et de l’immigration très importante. La majorité des entreprises sont dans l’informel. L’économie est sous-fiscalisée, ce qui minimise le budget de l’Etat. Les cours des matières premières sont à la baisse (…) Il y a eu quelques efforts d’augmentation du smig, mais les grèves à répétition dans l’armée et la fonction publique prouvent que les efforts n’ont pas été suffisants au plan du social », conçoit Henri Konan Bédié.

 

Kisselminan COULIBALY

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